Miyajima, une journée entre nature, temples et sanctuaires

Japon - 10/12/2023

L’île de Miyajima est située au large de la côte d’Hiroshima, dans la mer intérieure de Seto. Elle est célèbre pour son torii flottant, l’une des vues les plus emblématiques du Japon, ainsi que pour son sanctuaire Itsukushima, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il y a de grandes chances que vous ayez déjà vu des images de ce sanctuaire, tant son Torii est connu et réputé être une des plus belles vues du Japon.

Pour ma part mes aventures et ma chance relative m’ont privée de ce spectacle, mais même sans ça, Miyajima m’a énormément plu ! À tel point que je rêve d’y retourner en automne pour profiter de sa nature qui doit être flamboyante à cette saison. C’est aussi sur cette île que se trouve le temple Daishō-in, qui a été un de mes gros coups de cœur au Japon.

Vous l’avez compris, l’île de Miyajima a su me charmer ! (et je ne vous ai même pas encore parlé de la nourriture!) Je vous invite à découvrir cette destination incontournable malgré sa position excentrée dans cet article.

Rue de Miyajima. La rue est bordée de maisons traditionnelles japonaises. Au loin, de hautes collines boisées au pied desquelles on devine les toits d'un temple.
Vue depuis le sommet du mont Misen. Des collines boisées descendent vers un bras de mer étroit de l'autre côté duquel on peut voir la côte de l'île principale du Japon.
Facade d'un bâtiment du sanctuaire Itsukushima à Miyajima. Des colonnes rouge vermillon supporte un toit aux bords courbés typique.

Note : Cet article contient des liens d’affiliation. Si vous effectuez un achat via ces liens, je touche une commission, et c’est évidement sans coût supplémentaire pour vous !

Que voir/que faire en une journée à Miyajima ?

  • Visiter de Daishō-in
  • Se promener dans le parc de Momijidani
  • Monter au sommet du Mont-Misen admirer la vue sur la région
  • Visiter le sanctuaire Itsukushima et y admirer le torii flottant
  • déguster un Momiji manjû

Se rendre sur l’île de Miyajima

Ma journée a en réalité commencé la veille au soir : après ma visite d’Hiroshima, j’ai pris la direction de l’île pour y passer la nuit. En étant déjà sur la place le lendemain matin, je gagnais du précieux temps de visite.

Pour une fois, j’avais un peu organisé mon voyage et j’avais remarqué que l’île de Miyajima est relativement chère, et propose peu de restaurant. J’ai donc acheté un bento (ces petits repas à emporter que l’on trouve dans toutes les supérettes) avant de quitter Hiroshima. Il n’y a en effet pas de supérettes sur l’île !

Se rendre à Miyajima est assez simple :

Depuis Hiroshima il faut prendre un train jusqu’à l’embarcadère des ferrys (gare de Miyajimaguchi). Si les trains et les ferry sont de la compagnie JR, seuls les premiers sont couverts par le JR Pass, il faut donc acheter un billet pour la traversée en bateau.

Sur le ferry, restez à l’extérieur avec votre appareil photo en main, il y a des choses à admirer !

Vue sur l'île de Miyajima depuis le ferry.
Vue sur l'île de miyajima depuis le ferry. On voit le grand torii recouvert d'échafaudages et de bâches.
Vue sur l'île de Miyajima depuis le ferry. On voit un autre ferry en train de traverser passer devant l'île.
Vue depuis le ferry. On peut voir des terres avec un peu de relief au loin. sur la mer, de larges bandes foncées semblent flotter à la surface, je pense qu'il s'agit de cultures d'huitre (une spécialité de la région)

Pour ma traversée, ça avait d’ailleurs bien commencé : c’était la fin du jour. Un beau ciel avec quelques nuages et la vue sur les côtes et petites îles aux alentours…

Dans l’eau on devine les cultures d’huitres (une des spécialités locales).

Puis l’île de Miyajima approche et sa carte postale se dessine de plus en plus précisément :

le vermillon du sanctuaire Itsukushima s’engageant dans la mer en équilibre sur ses pilotis. Et juste face à lui son célèbre Torii semblant flotter sur l’eau.

Enfin… ça c’est la théorie (et probablement ce que vous verrez sauf si la marée est basse).

Dans mon cas, à la place du torii j’ai pu admirer une superbe bâche de chantier blanche protégeant les échafaudages mis en place pour sa rénovation.

Je le savais avant de me rendre à Miyajima, donc je n’étais pas vraiment déçue. Mais j’ai tout de même eu un petit pincement au cœur en imaginant la vue que j’aurais pu avoir une fois les travaux terminés.

Pour la blague, je me prend en selfie devant cette “célèbre carte postale du Japon”.

Et je rassemble mes affaires car l’embarcadère approche déjà.

La traversée dure une petite demi-heure, c’est donc assez rapide !

Notez que les travaux de rénovation du Torii sont terminés, si vous décidez de vous rendre dans la région, vous pourrez admirer cet édifice !

Arrivée au Ryokan

Les puristes du Japon ont probablement les cheveux dressés sur la tête depuis le début de l’article. Miyajima n’est pas le vrai nom de l’île, mais un surnom qui lui vient du petit village où je viens d’accoster : Miyajima-chō.

Miyajima-chō n’est pas très grand, aussi, c’est à pieds que je m’engage vers mon logement du jour.

La nuit commence à tomber et les nuages se font plus présents.

Une fois arrivée, je dépose mes valises dans ma chambre et ressort aussitôt faire une petite promenade dans les rues du village avant l’arrivée de la pluie.

Je vais être honnête, je voulais aller en bord de mer près du grand Torii dans l’espoir que dans l’obscurité et via un jeu de lumières ou d’ombres on puisse le deviner derrière ses bâches.

C’était bien évidement peine perdue. (mais qui ne tente rien n’a rien !)

Je flâne donc quelques instants dans les rues désertes de Miyajima. Entre le départ des touristes à cause de l’avancée du Covid (nous étions en 2020) et la pluie imminente, personne ne parcours les rues de cette destination pourtant très touristique.

Les devantures sont éteintes, et face à l’absence totale de restaurants croisés sur ma petite balade, je me félicite d’avoir acheté un bento avant de partir.

La pluie se décide à tomber et je prends la direction de mon ryokan avant d’être trempée… et puis, je commence à avoir faim !

Façade du ryokan de nuit. Il s'agit d'une facade à l'aspect traditionnel, avec beaucoup de bois.
Une rue commerçante de Miyajima de nuit. Les commercent sont tous fermés avec leurs stores baissés. La rue est éclairées par quelques lampions attachés aux devantures. Au loin une pagode à trois étages surplombe la scène.

-> Trouver un logement à Miyajima

Promenade à Miyajima

Le lendemain, je me renseigne auprès du réceptionniste du ryokan sur les possibilités de monter au sommet du Mont Misen.

Il sort alors une carte et commence à m’expliquer les possibilités pour atteindre le sommet.

Il existe un téléphérique qui permet de monter le plus gros du parcours moyennant quelques Yens,

sinon 3 chemins sont possibles :

  • le facile et rapide,
  • le moyen,
  • le difficile et long.

Comme je souhaite pouvoir faire quelques visites en plus de la balade, j’écarte le chemin le plus long des options.

Le réceptionniste me propose donc de monter par le chemin facile (autant se simplifier l’ascension) et descendre par le moyen qui serait un peu plus scénique.

C’est validé.

Je me mets donc en route vers ce fameux Mont Misen.

La carte donnée par le réceptionniste me simplifie bien la vie pour trouver le départ de ma promenade. Rapidement je laisse le village de Miyajima derrière moi et je m’enfonce dans la nature.

Traversée du parc Momijidani

J’ai quitté la rue pour passer par le parc de Momijidani.

Si ce petit parc est célèbre pour sa beauté en automne, il est tout de même charmant en ce jour de printemps.

J’imagine aisément la beauté du lieu lorsque les arbres se parent de leurs couleurs chatoyantes.

Un pont vermillon enjambe un creux dans le parc de momijidani. Même si on ne la voit pas sur l'image, on devine un plan d'eau. Quelques lanternes de pierre bordent le chemin menant au pont

Pour l’heure, je me contenterais d’apprécier l’aménagement paysager, et de saluer les quelques cerfs Shika présents.

On trouve effectivement à Miyajima quelques cousins de ces animaux que j’avais déjà rencontré lors de mon passage à Nara.

Un panneau indicatif m’arrache un sourire (je vous laisse découvrir pourquoi sur la photo ci-dessous)

Un panneau de bois indique le chemin vers la station de téléphérique. Le texte (en japonais et anglais) dit : "10 minutes de marche jusqu'à la station de téléphérique (7 en courant un peu)"

Pour les non-anglophone : « 10 minutes de marche jusqu’à la station de téléphérique (7 en courant un peu) ».

Et bien vite, j’arrive au début du véritable sentier.

Dernière chance pour moi de choisir la montée en téléphérique. Mais mon choix est fait, et c’est à pieds que je m’attaque au Mont Misen.

Montée du Mont Misen

La montée n’est pas très longue, mais elle est composée uniquement… d’escaliers !

Des marches complètement irrégulières : un coup elles arrivent à peine à ma cheville, et la suivante presque à mon genoux.

Impossible de trouver un rythme de marche.

Et je ne vous parle pas des panneaux tous les 100 mètres qui indiquent la distance restante à parcourir ; j’ai l’impression de ne pas avancer !

Un escalier de pierre monte dans la forêt vers le sommet du Mont Misen à Miyajima.
Un panneau de bois entouré de plantes donne les distances dans les deux sens : 1.6km vers le Momijidani Park et 0.9km vers le sommet du Mont Misen
Un escalier de pierre montant dans la forêt.
Une rivière s'écoulant en petites cascades entre des gros rochers
Vue sur la mer depuis le haut du Mont Misen
Vue sur la mer depuis le haut du Mont Misen

Mais je dois avouer qu’ils sont franchement beaux ces escaliers. Tout comme le chemin et son ambiance.

Si la montée n’est pas simple, j’apprécie tout de même réellement ce moment.

Je croise plusieurs personnes qui descendent (ils sont partis à quelle heure pour déjà redescendre !?)

Et après un petit moment, mon sentier rejoint le chemin en provenance de l’arrivée du téléphérique.

Est-ce l’arrivée au sommet du Mont Misen ?

Pas-du-tout !

Je continue à monter encore un moment (mais au moins il n’y a plus d’escaliers).

Pour finalement arriver à un petit temple : le temple Reikado (qui ferait partie du complexe du Daisho-in dont je parlerais plus loin dans cet article).

Un des bâtiments de ce temple abriterait un flamme qui brulerait depuis plus de 1200 ans !

Elle aurait été allumée par Kobo Daishi, le saint fondateur de l’école bouddhiste Shingon.

Une grosse marmite de fonte suspendue au dessus de buches desquelles s'élève de la fumée

Le temple renfermerait 6 autres merveilles en plus du feu éternel :

  • le prunier du Bâton de Prière : quand le maître a laissé son bâton de prière, des racines sont apparues et un arbre a grandi ;
  • le rocher de la Marée : l’eau salée à l’intérieur du trou d’un rocher monte et redescend selon la marée ;
  • le rocher Mandala : des écritures gravées sur un rocher grâce au talent calligraphique du maître ;
  • le son des Battants de bois : un bruit non localisable qui viendrait des battants d’un lutin qui vit au Mont Misen ;
  • le cerisier de la Rosée : même les jours ensoleillés, on peut y voir la rosée comme s’il avait plu ;
  • le cèdre du Feu du Dragon : un arbre au sommet du Mont qui observe les mystérieuses boules de feu (appelées « le Feu du Dragon ») qui apparaissent sur la mer entourant Miyajima.

Je vais être honnête : j’ai découvert ces informations à mon retour, en faisant des recherches pour cet articles. Sur place, je me suis contentée de trouver le lieu fort joli. (je regrette un peu de ne pas avoir vu tout ça !)

Il avait neigé pendant la nuit et il restait quelques petits cristaux de glaces à certains endroits. D’ailleurs de la neige fondante a commencé à tomber à ce moment-là. (oui il faisait plutôt frais! )

Après avoir passé quelques minutes à admirer le petit temple, je m’engage sur le chemin en direction du sommet. Cette-fois c’est la bonne !

Un détail à l'angle d'une corniche d'un toit du temple. Une tête ressemblant à une gargouille en fonte orne cet endroit.
Un amas de petites statuettes d'argile représentant des personnages, probablement des moines. La terre qui les compose leur donne des couleurs différentes allant du blanc au noir ne passant par le brun presque rouge.
Une petite statuette (je pense en granite) avec un petit bonnet de laine rouge et un collier orné d'une pierre violette.
Des bouts de papiers noués autour d'un fil.
Au statuette aux allures de moine en pierre. Elle porte un bonnet rouge et des lunettes de soleil

L’Observatoire du sommet du Mont Misen

Le chemin se faufile entre des énormes pierres, et finalement, apparait l’observatoire du sommet du Mont Misen !

Il m’aura fallu environs 1h30 pour atteindre cet objectif… mais j’ai pris mon temps !

Un petit bâtiment prend place au sommet.

Sur son toit, une table d’observation et une large vue sur la région.

Je ne connais rien dans le coin, et je ne sais pas lire le japonais donc la table d’orientation ne me sert pas à grand-chose.

Je m’amuse tout de même à observer le village de Miyajima en contre-bas et la ville d’Hiroshima plus loin de l’autre côté du bras de mer.

Pour le reste, je profite simplement du paysage.

Avant de repartir je fais une pause pipi dans les toilettes de l’observatoire : car oui, il y a des toilettes au sommet du Mont Misen, et oui, ce sont de dignes toilettes japonaise : avec les températures proches de 0, j’ai bien apprécié le siège des toilettes chauffant !

Vue sur la mer et Hiroshima depuis le sommet du Mont Misen. En  contrebas on aperçoit le village de Miyajima avec des ferrys en train de faire la navette.
Vue sur la mer et Hiroshima depuis le sommet du Mont Misen
Vue sur le torii de Miyajima, toujours masqué par ses travaux, depuis le haut du Mont Misen.

La descente du Mont Misen

J’entame la descente vers Miyajima par le sentier intermédiaire.

Les marches de pierre glissent avec la pluie et la neige fondante, et malgré mes grosses bottines je finis sur les fesses.

Le sentier serpente dans la nature. C’est beau.

En parlant de serpent, le long du chemin apparaissent régulièrement des pancartes invitant à la prudence vis à vis d’une espèce de vipère locale.

Bon avec le froid glacial lors de ma visite, les serpents n’étaient pas trop de sortie, mais sachez tout de même que vous êtes susceptibles d’en croiser durant les jours plus chauds.

Au bout d’un moment des toits de bâtiments commences à apparaitre entre les arbres. Il s’agit du temple Daisho-in, qui se dévoile petit à petit d’une manière des plus esthétiques.

C’est beau. (bis)

Voir le temple apparaitre doucement entre les arbres au fur et à mesure qu’on avance… j’ai adoré!

Finalement le sentier touche à sa fin, je rejoins la route de Miyajima et l’entrée du temple.

Je ne le sais pas encore, mais je m’apprête à faire ma visite coup de cœur de l’île et probablement le temple qui m’a le plus plu de mon voyage au Japon…

Les toits d'un temple apparaissent entre la cime des arbres
Une petite structure en bois le long du chemin, probablement rattachée au Daisho-In

Découvrir le temple Daisho-In

J’étais contente d’avoir fini ma descente… mais je repars directement à l’ascension d’un grand escalier qui m’emmène à l’entrée du temple.

Des moulins à prière, ces cylindres de métal que l’on fait tourner en passant la main dessus, habillent la rampe centrale, et donnent déjà un certain prestige ainsi qu’une ambiance bien particulière au lieu.

La grosse porte en bois qui marque l'entrée du Daisho-In. De chaque côté des imposantes statues de divinités en bois gardent l'entrée. On aperçoit le début d'un escalier de l'autre côté de la porte
Des moulins à prière : de gros cylindres verts recouverts de symboles (probablement en chinois)
Détail sur le début d'une rampe : un petit bas-relief représente un moine dans des montagnes brumeuses

Le Daisho-In est indescriptible.

C’est une invitation à se perdre dans ses chemins.

On avance et on découvre des trésors, on repasse à un endroit et on découvre de nouvelles choses.

Cette visite oscille entre chasse au trésor – mais que cherche-t-on réellement ?– et flânerie sans but. Je profite juste du lieu et de ses ambiances.

Partout des statues : grandes, petites, en pierre, en métal. Certaines sont habillées de laine.

Le temple Daisho-In, surnommé le temple aux 500 statues bouddhiques, aurait été créé par Kobo-Daishi (encore lui) il y a 1200 ans.

J’arrive à l’entrée d’une sorte de pièce souterraine. Attirée par la lumière des lanternes suspendues à son plafond, j’y pénètre.

Il s’agit de la Henjyokutsu Cave, une pièce magnifique éclairée de centaines de lanternes et accueillant une série de statues représentant les icônes principales du pèlerinage de Shikoku.

Je ressors et continue à me promener, me laissant porter par le charme des lieux.

Je quitte le Daisho-In un peu à contre-cœur. Mais l’heure avance j’ai encore des choses à voir avant de repartir pour Kyoto où j’ai réservé mon logement du soir !

L'entrée d'un des bâtiments du temple :  un escalier de bois semblent gardé par une série de petites statues de bois posées à côté. En haut des marches se trouve une énorme corde tressée suspendue.
Une cloche de cuivre avec un morceau de bois attaché qui semble attendre qu'on l'actionne pour faire résonner l'instrument.
Une série de statues de pierre perdues dans la végétation
Gros plan d'une série de minuscules statues de moines. Toutes ont leur petit bonnet de laine, la plupart en rouge.
Une statue d'une créature avec un énorme bec.
Statues de tanukis
Une pièce très sombre avec le plafond recouverts de lanternes diffusant une lumière jaune. la pièce est remplie de rangées de statues.

Le sanctuaire Itsukushima

LA visite “immanquable” de Miyajima… Honnêtement, pour moi, après l’émerveillement du Daisho-in, ce sanctuaire me semblait un peu fade.

Attention, je parle ici du contraste entre les deux visites, le sanctuaire Istukushima reste une très belle visite.

Bon on est d’accord : avec le grand torii sous échafaudage, le principal point d’intérêt était absent.

Mais imaginez tout de même ces constructions vermillons sur pilotis, la vue sur la mer, et maintenant que les travaux de rénovation sont terminés, le grand torii semblant garder l’entrée de l’île.

On peut comprendre pourquoi ce sanctuaire est inscrit à l’Unesco et classé trésor national au Japon !

Et quand on parle de grand Torii, ce dernier mesure plus de 16 mètres de haut (!). Sa construction initiale date d’il y a plus de 900 ans. Mais fait de bois et à la merci des éléments naturels, il a dut être reconstruit à plusieurs reprise. La version qu’on peut admirer aujourd’hui date de 1875, ce qui est tout de même une belle longévité !

Note sur le Torii, si vous avez la chance de faire la visite à marée basse et de pouvoir aller de voir de près, il est possible que vous remarquiez des pièces coincées dans le bois. Il s’agit d’une idée stupide de touristes et nullement une tradition locale. Ne faite pas ça ! ça abime ce monument pour aucune superstition réelle.

Détail du toit du sanctuaire Itsukushima à Miyajima. L'accent est mis sur la forme du toit et la couleur vermillon du bois en dessous.
Vue sur le grand torii de Miyajima recouvert d'échafaudages et de bâches.

L’histoire du sanctuaire Itsukushima

Si le lieu est beau, il n’en possède pas moins une histoire intéressante.

Il faut savoir que l’île de Miyajima est sacrée.

Historiquement, les visiteurs n’avaient ainsi pas le droit de poser pied sur l’île.

Il pouvaient donc se rendre au sanctuaire en passant sous le torii immergé et rester dans les bâtiments de bois, qui, étant sur pilotis, leur permettaient de rester en dehors de l’île sacrée.

C’est ainsi que le sanctuaire a pris cette forme assez unique.

Vous l’avez compris en lisant l’article, aujourd’hui on peut tout à fait accoster sur l’île et s’y promener, pour notre plus grand plaisir !

Je parcours donc les quelques couloirs et pièces du sanctuaire.

J’apprécie particulièrement la vue sur la pagode.

Mais je manque un peu de temps pour vraiment pouvoir m’imprégner du lieu.

L’après-midi touche à sa fin, et ce soir je dors à Kyoto… J’ai encore une longue route !

Un couloir dans le sanctuaire Itsukushima à Miyajima. Une allée de bois est entourée de poutres vermillons de chaque côté et au plafond.

Le village de Miyajima

Last but not least comme on dit !

Après ces grosses visites on en oublierait presque le petit village de l’île.

Alors, petit avertissement, ma visite a été TRÈS particulière : comme j’en parle dans cet article, j’ai visité le Japon dans des conditions assez spéciales et j’ai profité de beaucoup de visites avec très peu de monde.

En temps normal, et en haute saison, avec la foule, l’ambiance doit être fort différente !

À Miyajima la haute saison, c’est l’automne, avec les érables japonais qui flamboient. Je comprends totalement à quel point ça doit être incroyable à cette période de l’année… depuis ma visite, je rêve d’y retourner à cette saison !

Ceci étant-dit, retournons à ma découverte du village de Miyajima. Je l’avais entraperçu la veille au soir sous la pluie avec tous ses magasins et restaurant fermés. Je le découvre à présent sous le soleil et plein de vie.

S’enchainent des petites rues bordées de restaurants, magasins de babioles et fabricants de Mojiji manju.

Rue de Miyajima entourée de commerces.

Déguster un Momiji Manju

Un Momiji Manju c’est quoi ?

C’est une spécialité de l’île de Miyajima : une pâtisserie en forme de feuille d’érable et fourrée à la pâte d’haricots rouges Azuki.

Pour l’anecdote, momiji signifie “feuille d’érable”, ces gâteaux sont ainsi nommé en référence aux nombreux érables présents sur l’île de Miyajima.

Si je connaissais la pâte d’haricots rouge dans la théorie, je n’en avais jamais goûté. Et j’avoue que l’intitulé ne me faisait pas rêver. (des haricots dans une pâtisserie quoi !)

C’est donc pas du tout convaincue que j’ai acheté mon momiji manju, et effectué mon baptême de cette spécialité Japonaise qu’est la pâte de haricots rouges.

Je ne ferais pas durer le suspense : j’ai trouvé ça très bon !

À tel point que je me suis rapidement renseigné sur les possibilités de conservation pour en ramener en Belgique. Hélas, ces petits gâteaux ont une espérance de vie d’une semaine. C’était bien trop court pour pouvoir en reprendre dans mes valises… Tant pis !

Enfin, si vraiment la pâte d’haricots rouge ça ne vous tente pas du tout. Il existe des tas de parfums, moins traditionnels mais tout aussi bons : chocolat, châtaignes, matcha,…!

Je me suis donc fait un petit assortiments pour grignoter durant les prochains jours de mon voyage. (miammiam)

Mais que vous vouliez essayer ou non, arrêtez vous un instant devant une des nombreuses échoppes qui proposent de voir leur fabrication à travers leurs ateliers vitrés ! (j’adore pouvoir voir les ateliers de fabrication !)

un Momiji Manju, petit gâteau en forme de feuille d'érable, spécialité de Miyajima.

Où manger à Miyajima ?

À midi j’ai mangé au restaurant Shibaisaryo Mizuha. L’occasion de découvrir une recette japonaise que je n’avais pas encore goûté : le kamameshi.

Il s’agit d’un plat de riz cuite dans une petite casserole de fonte (appelée Kama).

Par contre, sachez que la grande spécialité de la région ce sont les huitres, qui sont élevée dans la mer toute proche.

Personnellement, je n’aime pas ça, c’est pour ça que je n’en ai pas goûté. Mais du coup, si vous êtes amateur, c’est le moment de vous faire plaisir !

Où dormir à Miyajima ?

Je ne vais pas tourner autour du pot : dormir à Miyajima n’est pas bon marché, mais c’est une belle expérience.

L’île est certes touristique, mais très mignonnes, et les logements font pour la plupart rêver (vu leur prix, ils peuvent ceci dit ! )

Pour ma part, j’ai séjourné à la Guest House Kikugawa. Et je recommande franchement ! Les propriétaires ont été adorables, la chambre parfaite et le petit déjeuné délicieux, en bref, rien à redire !

Clairement, ça a été la nuit la plus chère de mon séjour (même si je suis loin d’avoir choisi le ryokan le plus cher !), mais aussi un des logements que j’ai préféré (avec le ryokan de Nara).

Si vous êtes serré au niveau de votre budget, il sera sans doutes préférable de dormir sur Hiroshima et faire l’aller-retour sur la journée.

En cas de besoin, les gares japonaises proposent des services de casiers pour valises abordables.

-> Trouver un logement à Miyajima

L'enseigne du ryokan où j'ai séjourné apparaissant entre des petites feuilles d'érables. (elles sortaient à peine de leurs bourgeons)

Conclusion

Miyajima a été un vrai coup de cœur. Si vous avez assez de temps et de budget pour aller la visiter durant votre séjour au Japon, je ne peux que vous conseiller de vous poser la question d’aller jusque-là.

Le grand Torii est désormais rénové et trône fièrement sur la mer, raison de plus !

Évidement je vous conseille de ne pas passer à côté du temple Daisho-In, ça serait vraiment dommage.

Faites toutefois attention : en automne la destination est très prisée. C’est vrai que le côté calme de l’île lors de mon passage a joué sur mon ressenti. Je ne suis pas certaine que j’aurais été aussi dithyrambique si je l’avais visitée en haute saison.

Rue de Miyajima. La rue est bordée de maisons traditionnelles japonaises. Au loin, de hautes collines boisées au pied desquelles on devine les toits d'un temple. (oui c'est la même photo qu'en début d'article)

Infos pratiques

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me le faire savoir !

Un journée à Miyajima

Trouver un logement à Miyajima

 

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2 Commentaire(s)

  • avatar de ElodyLovesTravels

    ElodyLovesTravels - 11/12/2023

    Très bel article !! La vue depuis le Mont Misen est dingue et le temple Daisho-In !! Whaou !!
    Voilà maintenant j’ai envie d’aller au Japon 🙂

    • avatar de Puce

      Puce - 12/12/2023

      Merci ! 🙂
      Miyajima est vraiment magnifique, dommage qu’elle soit si éloignée des autres destinations « classiques » du Japon. 🙂