Recit d'un voyage au Japon au début de l'épidémie de COVID-19

Le japon et le virus, récit d’un voyage au début de l’épidémie

Japon - 06/10/2020

Lorsqu’en décembre 2019 j’ai réservé mes billets d’avions pour Tokyo, j’étais loin d’imaginer la tournure qu’allait prendre ce voyage.

Je pensais passer un mois de mars à naviguer entre temples, sanctuaires, et musées. Voir de plus en plus de touristes avec l’arrivée de l’Hanami, la floraison des cerisiers.

Hasard de l’histoire, la réservation de mes billets coïncide presque avec le premier cas de COVID-19 en Chine. On ne parlait pas encore de ce nouveau virus, on ne savait pas ce à quoi 2020 allait ressembler…

J’ai longuement hésité à partager le récit de ce voyage. J’ai eu une chance inouïe, le privilège de pouvoir vivre une expérience unique malgré une situation difficile.

Je sais que je m’aventure sur un sujet sensible, la COVID-19 a créé beaucoup de souffrance. Je sais que ce récit va être empreint d’une certaine insouciance qui pourrait choquer. Je vous demande de prendre ce texte pour ce qu’il est : un témoignage, sans doute un peu maladroit, d’une expérience particulière.

En mars 2020 je suis partie au Japon, pour le plus fou et le plus beau de mes voyages.

Lanternes à Nara

Prologue d’une aventure, préparer un voyage avant une pandémie

En janvier, ça fait un mois que j’ai réservé mes billets. Les informations commencent à parler régulièrement d’un nouveau virus apparu en Chine.

Le Japon est proche et je me pose beaucoup de questions : La situation va-t-elle se stabiliser ? Il n’y a pas de réelles raisons de s’inquiéter, ce n’est pas le premier virus de type corona à muter, et les précédentes épidémies se sont calmés assez rapidement.

Mais s’il se propage ? Je ne voudrais pas partir et être le patient 0 qui rapporte la maladie en Europe.

Un doute s’installe, je me mets à suivre avec plus d’assiduité l’actualité mondiale.

Commence une préparation de voyage complètement schizophrène : Planifier tout en vérifiant les modalités d’annulation. Rêver d’un voyage, en gardant en tête que peut-être je ne partirais pas. Comment se projeter quand l’ombre de la déception plane ?

J’ai passé le mois de décembre dans une vraie bulle de bonheur, le nez fourré soit dans mes guides de voyages, soit dans mes cours de bases de japonais. Je passe celui de janvier dans le doute.

Mais je n’ai pas le choix, il faut avancer ! Mars, et surtout la fin mars, est une période très touristique au Japon, et trouver des logements abordables peut rapidement devenir très compliqué.

Février

Les choses s’accélèrent.

Quelques pays extérieurs à la Chine commencent à être touchés. Le monde est en alerte, mais personne n’imagine jusqu’où cette épidémie ira. En février on ne parlait pas encore de pandémie.

Le 10 février je me réveille à 2h du matin. Ensommeillée, j’attrape mon ordinateur que j’avais laissé la veille près de mon lit. C’est le moment où les tickets du mois de mars pour la visite du musée Ghibli sont mis en vente. Pour espérer visiter ce musée, il faut impérativement acheter sa place en avance. Entre la popularité du lieu et le fait que je pars en saison touristique, autant dire que ces précieux sésames risquent de partir très rapidement.

Le site rame complètement, confirmant mes craintes. Une première fois j’arrive à me connecter et avancer dans mon achat. Mais le site lâche juste avant de passer au payement. J’étouffe un juron.

Le temps de parvenir à retourner dessus la date que j’avais sélectionnée est déjà complète. Je passe donc sur un autre jour… croise les doigts… cette fois ça fonctionne. Je saute de joie, le musée Ghibli était une visite qui me tenait particulièrement à cœur. Pendant un moment j’en oublie mes doutes sur ce voyage.

Je me rendors en chantonnant la musique de Totoro.

Statue de Totoro dans une boutique officielle à Kyoto

Peu de temps après, les premiers cas de Coronavirus apparaissent en Lombardie. Les compteurs commencent à monter en Europe.

Je surveille le site des affaires étrangères, il n’y a aucune contre-indication au départ. Tout est toujours au vert, et le restera jusqu’à mon départ.

Compte tenu de la situation exceptionnelle, j’inscris mon voyage sur le site ad-hoc du gouvernement… Ils sauront où je suis, si jamais ça dérape trop vite, ça pourrait être utile en cas de besoin de rapatriement.

Peu après je reçois un mail très douloureux : le musée Ghibli ferme jusqu’à la mi-mars, suite aux dernières recommandations du gouvernement Japonais.

La déception est immense.

J’étouffe des larmes silencieuses face à ma boite mail. C’était vraiment une des visites que j’attendais le plus. Faire face à cette déception après la joie d’avoir réussi à obtenir des places est très douloureux.

Mais le vrai problème est que tous les musées ferment les uns après les autres.

J’ai suffisamment voyagé pour savoir que peu-importe la destination, il y a toujours trop à découvrir par rapport au temps sur place. Qu’à cela ne tienne si on ne peut pas aller dans les musées, on visitera les temples et sanctuaires, on ira se promener, on fera autre chose, et on trouvera toujours !

Mais partir si loin et rater tout un pan culturel du voyage, il faut reconnaitre que ça fait peur ! C’est un beau budget que nous nous apprêtons à dépenser, est-ce que ça en vaut toujours la peine ?

Nous n’avons pas vraiment envie d’annuler.

C’est dur de s’imaginer, mais fin février/début mars en Belgique, nos doutes et peur nous semblaient tellement alarmistes et déplacés.

On ne savait pas.

Le 9 mars 2020, je fermais la porte de ma maison et prenait le train en direction de l’aéroport. Je partais pour ce qui allait être le plus fou et le plus beau de mes voyages.

En écrivant cet article et reliant les dates je me rends compte que mon départ a eu lieu le jour ou le confinement de la Lombardie a été annoncé. Serais-je partie si j’avais pris le temps de suivre l’actualité entre deux courses de dernières minutes ?

Le Japon et le virus

L’avion est quasi vide.

J’avoue que j’ai trop d’émotions. Trop de doute, joie, impatience, peur, appréhension, curiosité, … Mon cœur est en saturation, et il n’y a plus de place pour la culpabilité.

Nous survolons la Sibérie. Je devine des paysages enneigés derrière l’opacité des hublots. La pureté de la vue contraste avec ma tempête d’émotions.

J’ai réglé l’écran de mon siège pour afficher les informations de vol. Lentement les quelques pixels représentant mon avion avancent en direction du soleil levant.

L'avion presque vide en direction du Japon

Premiers regards sur le Japon

Nous atterrissons vers 16h. À la douane, seule une caméra thermique témoigne de l’existence du coronavirus.

Le temps de récupérer nos valises et trouver le train vers Tokyo, la nuit est tombée.

Mes premières images du Japon sont des lumières dans la nuit et le bruit. Je découvre que le Japon est un pays qui s’écoute.

La mélodie qui accompagne l’ouverture et la fermeture des portes du train, le son des passages à niveaux, les stations de métros qui ont chacune leur musique, … Oserais-je dire que le japonais lui-même s’ajoute à cette partition ? Je trouve à cette langue une musicalité absolument sublime.

Le train qui nous emmène vers la capitale nippone se remplit peu à peu. Quelques personnes portent des masques, mais pas toutes. Nous ne nous sentons pas intrus à ne pas porter les nôtres, ce qui nous arrange bien, ces derniers étant perdu quelque part dans nos valises.

Nos premiers jours sur place confirmeront cette première impression. Le virus est présent, mais comme un lointain bruit de fond.

On trouve du gel hydro-alcoolique un peu partout. Dans les transports on peut voir certaines personnes avec des masques. Mais finalement, il est difficile en tant que touriste de juger si la situation est réellement différente de la normalité à Tokyo.

On le sait, le port du masque est un élément finalement assez banal en Asie. Que ça soit à cause d’un rhume, ou pour cacher un maquillage incomplet, le masque n’est pas une nouveauté dans le paysage du pays.

Finalement le réel témoignage de l’existence de l’épidémie se passe dans les lieux touristiques.

Il n’est pas très difficile de se rendre compte qu’il y a peu de monde. La période touristique de l’Hanami (floraison des cerisiers) n’a pas encore vraiment commencé. Mais même sans ça, les premières cartes postales du Japon que nous visitons semblent bien peu fréquentées.

Deux japonaises à l'entrée du Sensō-ji (Tokyo)

Dans notre premier logement, nous échangeons quelques mots avec la propriétaire. Elle nous dit qu’il n’y a pas grand-chose à craindre au Japon, les gens sont prudents et respectent les mesures de sécurité. Par contre elle nous conseille vivement de porter le masque dans les transports en commun, lieu peuplé et propice à la propagation des maladies.

Elle nous raconte ensuite qu’elle doit partir le lendemain pour Madrid et espère que son voyage va bien se passer. Lorsque le confinement de l’Espagne a été décrété quelques jours plus tard j’ai eu une pensée pour elle. Si elle a pu partir, j’espère qu’elle ne s’est pas retrouvée bloquée.

Vers l’inconnu

Notre voyage continue et nous emmène découvrir Nara puis Osaka. Cette dernière étant un des clusters connus de la maladie, nous nous montrons particulièrement prudents. Masques, lavage de mains régulier, …

Osaka ça sera la ville du paradoxe.

D’un côté nous rencontrons des mesures strictes, comme à la Tour Tsūtenkaku, où il faut prendre sa température pour pouvoir faire la visite.

Le quartier en lui-même étant plutôt calme.

Ruelle vide à Osaka - Japon
Sous la pluie à Osaka

Mais d’un autre côté, c’est le white Day, la deuxième Saint-Valentin typiquement japonaise. Les gens sont donc de sortie !

Durant notre visite du quartier de Namba, où l’on trouve la célèbre rue Dotonbori (connue pour ses enseignes colorées), nous naviguons dans une véritable marée humaine. Nous nous faufilons difficilement dans une galerie commerciale noire de monde, et rejoignons la fameuse rue, à peine moins fréquentée, malgré la pluie battante.

C’était le 14 mars, ce jour-là, la Belgique fermait les écoles, restaurants, et discothèques…

Le 18 mars, le confinement général est déclaré en Belgique, nous étions à Kyoto.

Nous sentons l’étau se resserrer. Parmi les voyageurs que nous rencontrons, environs la moitié entame des démarches pour un retour anticipé par crainte d’une fermeture des frontières. Des rumeurs circulent entre étrangers sur les arrêts des vols internationaux, et une fermeture totale des frontières européennes.

Difficile de faire la part des choses.

Nous décidons de suivre les recommandations de nos ambassades et de la compagnie aérienne qui sont probablement les sources les plus fiables dans cette période trouble. Mais ça ne nous empêche pas de nous accrocher aux bulletins d’informations.

Si jusque-là nous suivions l’actualité européenne de façon régulière, c’est dès-lors devenu une obsession. À chaque moment de libre, nous épluchons les sites d’infos. Tant par inquiétude pour nos proches, que pour se rassurer sur la suite de notre voyage.

Évidement la question d’avancer notre retour a fait régulièrement partie de nos discutions. Mais nous avons à chaque fois choisi de rester.

Nous ne voulions pas rentrer.

Ce voyage, était unique, et nous en avions conscience. Nous découvrions un Japon comme tout voyageur rêve de le découvrir : sans touristes. Ou avec tellement peu d’autres visiteurs que faire abstraction de leur présence n’était pas bien compliqué.

Et il y avait tant à voir !

Nous avions faim de découvertes.

J’ai visité le Fushimi Inari-taisha en étant régulièrement seule à passer sous ses innombrables Torii. J’ai vu le pavillon d’or avec quasiment personne devant. J’ai eu des visites privées dans plusieurs sites de Kyoto.

Le Fushimi Inari-Taisha vide en pleine après-midi
Nikko - Japon
Mont Fuji - Japon
Dans la forêt de Miyajima

Nous observons cependant un changement dans la fréquentation des sites.

Comme une respiration.

Après avoir été vidé, le Japon semble prendre une seconde inspiration et de nombreux visiteurs japonais accompagnent désormais nos visites.

Je sais que certaines destinations, dont Kyoto, ont fait de grandes campagnes nationales sur le thème “visiter le japon sans touristes”.

Y-a-t-il réellement plus de visiteurs locaux de d’ordinaire ? En tant que voyageuse néophyte du Japon, je serais bien incapable de le dire.

J’ai par contre entendu à plusieurs reprises que de nombreux lycéens étaient venu fêter la fin de leur cycle à Kyoto.

Les rues étaient remplies de jeunes japonais en Kimono.

Rues de Kyoto

Presque aucun étranger n’était présent à part nous. Dans les vielles rues de la ville aux façades de bois intemporelles, on avait l’impression de voyager dans le temps.

Curieusement, ils se concentraient uniquement dans les rues de la ville et au Kiyomizu-dera, un célèbre temple de Kyoto.

Ce qui explique que j’ai fait de nombreuses visites dans la ville dans des sites quasiment déserts… Tout en découvrant les rues de Kyoto dans un tourbillon des couleurs printanières de ces tenues traditionnelles.

Retour à Tokyo

Nous repartons vers Tokyo, où des grandes questions sur la poursuite du voyage nous attendent, mais également un peu de soulagement.

Le Shinkansen (train à grande vitesse japonais) qui nous ramène à la capitale est presque vide. Quelques personnes monteront durant le trajet, mais nous ne serons jamais plus de 10 dans le wagon.

Quand on sait qu’en temps normal en prenant ses billets le jour même, on n’est pas toujours certains de pouvoir avoir une place réservée… C’est un des autres points positifs de la situation, je n’ai jamais eu à m’inquiéter pour mes déplacements.

Notre arrivée à Tokyo nous fait souffler un peu. Nous sentir proches de l’aéroport international nous rassure. Ce qui est ridicule car en cas de fermeture des frontières, on aura beau courir à Narita, il n’y aura pas plus d’avions.

Symbole des jeux olympiques à Tokyo - Japon

Lorsque nous étions à Kyoto nous avons remarqué qu’ANA, notre compagnie aérienne avait supprimé plusieurs vols.

Ainsi notre vol retour était désormais le seul maintenu cette semaine-là.

De façon paradoxale, cette annonce inquiétante me rassure. J’ai l’impression que la compagnie essaie de rassembler les quelques voyageurs restants sur certains vols, et le nôtre en fait visiblement partie.

Mais le spectre d’une annulation totale des vols vers l’Europe plane.

J’échange sur Instagram avec une voyageuse qui suit le même itinéraire que nous avec un léger décalage et dont le vol fait partie des suppressions. Elle m’explique que les call-center sont saturés. Il est difficile voire impossible d’obtenir des informations ou avancer dans un changement de billet.

Ceci dit la situation est claire, avec les annulations en cascades, le prochain vol ANA vers Bruxelles est celui de ma réservation, je n’ai plus d’autres options.

Tout ce que je peux désormais faire est de profiter du temps qu’il me reste sur place avant de plonger dans l’enfer européen… en croisant les doigts pour la suite.

C’est assez particulier comme situation. Je vis la situation en Europe à travers mon téléphone. Les angoisses, le confinement, la peur, les unités de soins intensifs qui se remplissent.

Et je suis à l’autre bout de la planète, où on nous demande simplement de faire attention aux gestes barrières et on interdit les stands de nourritures dans les parcs à l’occasion de l’Hanami pour éviter des foules trop denses.

Matinée au shinjuku gyoen

Dissonance cognitive.

Je ne sais plus très bien s’il faut être inquiet ou pas.

Après une semaine à visiter Tokyo et ses environs, l’heure du retour a sonné.

Je monte dans mon avion. Un des seuls à avoir été maintenu. Un coup de chance supplémentaire.

Il y aura à peine plus de monde qu’à l’aller.

Je regarde le Japon défiler sous mes yeux.

Durant 3 semaines j’ai eu une visite privilégiée de ce pays. Certes je n’ai pu visiter aucun musée, mais c’était un faible prix à payer par rapport à tout ce que j’ai gagné.

Vue depuis la Tokyo Tower - Japon

Je n’ai qu’une envie, c’est d’y revenir. Je veux désormais voir les couleurs d’automne, l’hiver à Hokkaido, …

On m’avait que le Japon est un pays dont on tombe amoureux, et c’est vrai. Comme beaucoup de voyageurs j’y ai laissé une partie de mon cœur.

Mais quelque part au fond de moi j’ai peur en y retournant de ternir le souvenir de cette aventure.

J’ai vécu des moments incroyables. Même si ce voyage a été accompagné par beaucoup d’inquiétude, j’en garde des souvenirs brillants et magnifiques.

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2 Commentaire(s)

  • avatar de Estelle

    Estelle - 23/10/2020

    Hello, quelle expérience hors du commun. Je crois que j’avais parlé avec toi sur instagram et twitter avec mes galères d’avion. J’ai décollé de la France le 5 mars. Mon vol retour a été annulé et comme toi on a décidé de poursuivre notre voyage jusqu’a sa date de fin initiale (pas de rapatriement anticipé) car au Japon tout allait bien, il n’y avait aucune crise, le pays tournait normalement à part quelques musées et châteaux fermés.
    C’est vrai que c’était des conditions de voyage vraiment spéciales, sans la foule compacte de touristes. Aucun touriste étrangers, aucun occidentaux, aucun chinois. Très très peu de japonais. Mais moi ca me convenait parfaitement car finalement les foules de gens en Asie sont ce qui me plait le moins. Contrairement à toi, le Japon n’était pas le voyage de ma vie que j’idéalisais depuis des années. J’y accompagnais juste mon frère et sa chérie et j’étais très curieuse de découvrir cette culture. Du coup je me sens hyper privilégiée d’avoir pu visiter le Japon sans les foules, sans m’être sentie oppressée. Mais j’ai conscience que ce n’est pas la vraie ambiance japonaise de tous les jours, que c’était un contexte très spécial. Pour l’introvertie agoraphobe que je suis, c’était un confort et un luxe.

    • avatar de Puce

      Puce - 23/10/2020

      Salut !
      Tu as pu rentrer sans trop de soucis finalement ?
      Comme tu dis ce voyage était un privilège de chaque instant.
      Par contre je ne rêvais pas du Japon de longue date… En vrai je voulais partir à Hawaï, puis ça ne s’est pas fait. 😀
      Je devais changer de destination, et le Japon n’était pas du tout dans le top 3 des endroits où je voulais aller. 😀 (je rêve de Namibie, Oman et Islande :p)
      Je ne saurais pas dire comment le Japon est apparu comme une option, mais dès que j’ai commencé à me renseigner dessus ça a été direct “c’est LÀ que je veux aller”… ^^’